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RESULTATS CYCLOSPORTIVES
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BREVET RANDONNEUR DES VOSGES 2012
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Photos prises en roulant par C.Geyller

 

Horbourg-Wihr  7h du matin dimanche 23 juin,

Christophe ZEHLER, Daniel JARNO, Christian LUSTENBERGER, Jean-Paul FRITSCH, Robert GRAZZIANO, Christophe GEYLLER, Serge LOCOGE, Bernard EBER (Berny) signent les papiers les engageant dans une aventure de 215 km et 4330m de dénivelé en 9 cols. Tous ont le sourire et le verbe haut mais savent-ils que certains ne s'en relèveront pas?

Premiers kilomètres tranquilles, température fraîche pas de vent, la conversation va bon train et nous voici rapidement à Fréland au pied du col du Chamont 4 km très pentus mais pas de problèmes les forces sont encore intactes. Brève descente jusqu'à Lapoutroie et voici le col de Bermont 4 km encore plus raides et premier contrôle et ravitaillement. Valait mieux bien s'alimenter car la montée vers le lac Noir par les Hautes Huttes est semée de raidars à 17 et même 22%! Ca passe mais c'est tout juste!
Au sommet du col du Calvaire nous avons fait en 53km 1400m de dénivelé!!!  Mais C.Geyller nous rassure " c'est bon les gars y a plus que 162 km à faire et 3000m de dénivelé!" données confirmées par mon compteur qui m'indique en outre qu'il fait 18°C, ça va, ça fait 2h35 qu'on roule.
Nous descendons le Louchpach et la petite route Forestière en mauvais état vers le Rudlin, je descends doucement ça chahute pas mal, arrivés en bas regroupement à gauche direction le Valtin.
Regroupement incomplet car il manque S.Locoge. On attend une bonne vingtaine de minutes Jarno fait demi-tour interroge les signaleurs au carrefour, les dizaines de cyclos qui passent ne l'ont pas vu
Nous concluons qu'il a tourné à droite vers Plainfaing pour des raisons que nous ignorons; j'émets l'hypothèse que, ne se sentant pas dans un bon jour, il a préféré rentrer par le col du Bonhomme , mais alors que ne nous a-t-il pas prévenus?

Nous reprenons la route vers le Valtin puis le Collet et je constate que ma roue arrière s'est voilée victime des trous de la descente du Rudlin, je détends le frein au maxi et je prie le ciel que ça ne s'aggrave pas. Descente rapide vers Gerardmer après un ravito Xonrupt où on essaie d'avoir des nouvelles de l'égaré, sans succès. Arrêt qui se prolonge, heureusement il fait beau 24°C .
Je console une cyclo qui se fait soigner un genou écorché elle me sourit et mon coeur bondit comme dans le col de Bermont  (ooohh la la, y a pas que la roue qui est voilée on dirait).

A partir de maintenant nous décidons d'adopter un rythme un peu plus "cyclosportif" et nous avalons le col de la Grosse Pierre et des Faignes à vive allure, la route des Américains toujours difficile après 2300m de dénivelé en 100km. La route des Crêtes puis la montée du Hohneck qu'on ne fait jamais mais elle est raide et je suis quasiment dans la roue des grands Zehler, Fritsch et Geyller! On n'attarde pas au sommet il y a un vent terrible, dans la descente on croise Robi qui se croit dan l'Alpe d'Huez
C.Lustenberger après 30m d'ascension renonce, pas envie.
Descente vers Soultzeren, arrêt pour contrôle, JP en profite pour finir 3 plateaux repas qui traînaient
et là, oh miracle, nous apprenons que Locoge est passé,il aura comme prévu pris la direction de Plainfaing puis le Bonhomme et les Crêtes. 
Nous en sommes à 135km et 2800m de dénivelé, et les montagnes russes vont faire leur première victime en la personne de C.Lustenberger qui renonce au pied du Petit Ballon,mais la mauvaise nouvelle du jour c'est que nous montons par Eschbach-au-Val et son célèbre Dédé la Plaque, mais là ce fut plutôt bonjour la claque! à part Zehler qui est facile, on rame sec dans le 15%  je m'accroche à JP mais près du Ried gros coup de bambou (j'aurais dû finir les plats avec lui à Soultzeren), arrivé en haut j'avale rapidement 100g de gel qui vont me faire le plus grand bien. Nous attendons Robi et Daniel puis la descente vers Sondernach, plus qu'un col c'est cool, mais à nouveau bonne nouvelle on monte le Linge par Hasslach!!  après 170km et 3600m les kilomètres jusqu'à Hasslach font mal, de retour sur la route principale je me dis que le plus dur est fait et je monte en rattrapant quelques cyclos vraiment mal en point. Le sommet approche quand soudain au loin je devine(sans lunettes de vue) une silhouette et un maillot qui me sont familiers, je m'approche  et là un grand moment je reconnais JP Fritsch j'attends les 200m avant le sommet et j'accélère pour finir 50m devant lui!!! 
S'en remettra-t-il?
Le retour sur Horbourg fut fulgurant à 42km/h de moyenne. Après 9h24' de vélo je vais enfin faire autre chose! Ma roue a rendu l'âme 10m après l'arrivée, les dieux étaient avec nous! 

Ainsi s'acheva le BRV 2012 très difficile, jamais de répit parfois du dépit mais satisfaction de finir. Une sortie club qu'il serait bon de renouveler

Berny








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MARMOTTE 7 Juillet 2012
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Berny au sommet du col du Galibier 2642m
après 115km de course
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JP et son nouveau Look à 13000€

La Marmotte est sans conteste l’épreuve cyclosportive la plus dure en France avec ses 175km et 5000m de dénivelé et l’arrivée à l’Alpe d’Huez. La plus ancienne aussi, sa première édition ayant eu lieu en 1982. Quelques anciens du club ont  participé à l’édition de 1985 : Jp Limon en 7h18, A.Kauffmann en 7h15, Dany Spiesser en 8h15, J.Morel en 8h07,, D.Neff en 8h19, J.Introia en 8h41, JP.Biechy en 9h15, en 1999 P.Gerber en 7h54et 7h46 en 2000


En 2012, 6200 cyclos finissent la course, parmi eux 6 du SCMunster.

3 « débutants » Christophe ZEHLER, Christophe GEYLLER, Christian LUSTENBERGER, et 3 « anciens » JP FRITSCH, Christian BURGER, Berny EBER.

 

Arrivés l’avant-veille sur place, l’hôtel idéalement placé à 100m de l’arrivée, il ya déjà beaucoup de monde. Petite flânerie dans les nombreux stands dont celui de Look qui expose son dernier modèle à 13000€ que JP Fritsch s’attribue aussitôt (voir photo). Un stand Shimano permet de tester le dérailleur électrique, je suis conquis et aussitôt…je poursuis mon chemin ! Les tentations sont nombreuses et JPF, encore lui, rêve d’un maillot BMC qui irait bien avec son nouveau Look virtuel. C. Zehler en bon père de famille en profite pour acheter un maillot pour son petit Enzo et un souvenir pour sa mère. Le plat de pâtes que nous nous enfilons est par contre, lui, bien réel. Le lendemain, veille de la course, derniers réglages des vélos, petite sortie tranquille et photo du groupe dans l’avant-dernier virage de l’Alpe. La météo prévoit du beau temps, le moral est au beau fixe, chacun se fixe des objectifs plus ou moins ambitieux. JPF un peu anxieux, fait confiance à l’homéopathie pour trouver le sommeil, il a tort.

 

Samedi 7 juillet réveil à 5h15, en fait bien avant, le stress ! Echec de l’homéopathie.

Les « anciens » partent avec la première vague et nous franchissons la ligne de départ à 7h12’ soit à   peine 10’ après les élites. Il ya 5000 types derrière nous ! impressionnant

Les « nouveaux » en font partie et ne franchiront la ligne qu’a 8h15 après une longue attente, il fait 13°C.

Les 7 premiers kilomètres se font en faux-plat descendant à 35-40km/h en peloton sans encombre puis virage à droite et attaque du premier col le Glandon, 20km qui nous fait passer de 711m à 1924m. Très roulant au début sur 4km, puis du 5 au 15ème  c’est le Platzerwasel, puis roulant sur 4km une petite descente et un raidar de 11% sur 2km, les 10 derniers entre 6 et 8.5%. Nous passons sans bouchon le premier chrono au sommet dans les mêmes temps que l’année dernière Burger et JPF en 2h01 et moi 2h03 .

C.Zehler en 1h52’, Geyller 1h54’ ont mis du Nutella partout ! trop vite ?

C.Lustenberger empêtré dans les bouchons 2h09’

Nous avons fait 35km et 1100m de dénivelé!

La descente du Glandon, suite à de nombreux accidents (dont 1 mortel) est neutralisée et le chrono est arrêté au sommet du col pour ne repartir qu’en bas, ce qui n’empêche pas quelques cinglés à faire n’importe quoi, nous avons vu un blessé dans le fossé et plusieurs ambulances arrêtées.

S’en suit la longue remontée de la vallée de la Maurienne 26km avec des petites bosses et cette année vent de face jusqu’au pied du 2ème col le Télégraphe. Mine de rien cette vallée nous fait prendre 300m de dénivelé. Le Télégraphe long de 12km les 7 premiers entre 7.5% et 8.5% et les 5 derniers entre 6 et 7%. Les temps de passage sont pris après la descente à Valloire : Burger : 1h52’ (+2’ comparé à 2011) Fritsch 1h54’(+4’) Berny 2h02 (+12’ !!!) sans jambes et moral en baisse, Zehler 1h54’ et Geyller 1h57’ se sont calmés, Lustenberger 2h26’

 

Nous voici à Valloire au pied du Géant, le col du Galibier long de 18 km et 1200m de dénivelé. Paysage fantastique sous un ciel sans nuage. Mais sur le vélo c’est dur.

Geyller fait le meilleur temps en 1h34’ Burger 1h38 (comme en 2011) Zehler 1h39 Fritsch 1h42(+5) Berny 1h49’ (+11’ !!!)rien ne va plus j’ai déjà 23’ de retard par rapport à 2011. Mon objectif, ambitieux, qui était de passer sous les 8 heures devient passer sous les 9 heures ! Lustenberger 1h58’. Il fait 25°C à 2642m d’altitude ça donne un peu le moral.

La descente de 48km sur Bourg d’Oisans au pied de L’Alpe se fait a un rythme soutenu, bonne surprise les tunnels sont éclairés (faiblement) on passe sans ralentir. Curieusement je fais le meilleur temps de la descente en 1h10’ malgré un arrêt au Lautaret car j’ai des fourmillements dans les doigts, ça fait mal et je freine pas bien. Burger 1h14  Zehler 1h14’ Fritsch et Geyller 1h16’ Lustenberger 1h35’. Une bosse à mi-pente de 1km que nous avions montée gros plateau avec JPF l’année dernière cette année je dois mettre le petit plateau ça promet pour l’Alpe j’ai rien dans les jambes et je pense arrêter au pied de l’Alpe où nous avons garé la voiture. J’arrive au niveau de la voiture je freine et je me dis j’essaie la première rampe de la montée 10% ; 7km/h je m’arrête au bout de 500m m’assied sur le muret pensant que les « nouveaux » partis 1h après moi vont me rattraper . J’attends, je vois passer un nombre incalculable de types, une superbe italienne ou espagnole maillot grand ouvert m’encourage je lui réponds par un minable gargouillis. Je décide de repartir et de finir mais c’est une galère sans fin. Tout le monde me dépasse, je ne dépasse que des types qui poussent leurs vélos. Un spectateur me vide une bouteille d’eau dans mon casque ça me revigore et je maintiens mon train de sénateur jusqu’au sommet, mon compteur indique 8h59’ !!! objectif atteint !! Mon arrêt aura duré 8’ (données de Mon Garmin) et j’aurais fait la montée en 1h38’ soit 8.2km/h contre 1h20 l’année dernière +18’ !!.

JP Fritsch a lui aussi eu du mal en en 1h30 (+16’) avec l’angoisse que je le rattrape.Il a failli laisser tomber.

Burger en 1h11 fait le meilleur temps (le même qu’en 2011) Zehler 1h14 et Geyller en 1h19 ont peut-être payé là un départ trop rapide ?

C.Lustenberger paralysé par des crampes est prêt à abandonner, arrive en zigzagant au virage n°7 le célèbre" virage des Hollandais", et tombe dans les bras d’une hollandaise, mais attention nous précisa –t-il, pas n’importe quelle hollandaise, une bien foutue, qui lui pratiqua sur le champ un massage de ses  parties sensibles (les jambes en l’occurrence), tandis que lui avec le peu de lucidité qui lui restait admirait ses parties sensibles à elle (son décolleté en l’occurrence). Et là le miracle se produisit : alors qu’il était à deux doigts de l’abandon il fut sauvé par les dix doigts agiles d’une batave bien pourvue et pas timide.

Il finit en trombe en 1h40, monta les 2 étages de l’hôtel avec légèreté et prit un dessert géant intitulé « Dame Blanche » ! C’était assurément la journée des dames , voir de l’édam, (fromage hollandais bien connu). Dorénavant le virage n°7 n’est plus le virage des Hollandais mais" le virage de la Hollandaise."

 

Au total :

- Zehler 7h55’  avec 2000km de vélo et pas d’expérience des longues distances ,peut améliorer de 30’ son temps

- Burger 7h57 a atteint son objectif passer sous les 8h et faire mieux qu’en 2011

- Geyller 8h01 satisfait de son temps fera mieux l’an prochain

- Fritsch 8h20 déçu de faire moins bien mais veut une revanche.

- Berny 8h43 fiasco complet par rapport à 2011, panne de jambe (ou de centrifugeuse ?)

- Lustenberger 9h48 heureux d’avoir fini, son unique but pour 2013 : le virage n°7

 Ces temps ne tiennent pas compte de la descente du Glandon soit environ 30 minutes.


Une pensée pour le type qu'on a croisé en sortant du restaurant à 23h et qui venait de franchir la ligne d'arrivée, déserte, et d'un poing rageur nous dire, en anglais, "j'ai fini"!! Il aura mis 15 heures.

 

Ainsi s’achève un long week-end dans les Alpes, bonne ambiance et dépaysement complet, à renouveler en 2013 avec plus de SCM encore.

 

Berny

 

 

 

 

 

 

 

 

La Marmotte 2012: un grand cru pour certains, une piquette pour d'autres
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Christophe GEYLLER au sommet du col du Galibier
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